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Dans certaines
régions reculées de la Chine, la population est si pauvre qu'ils ne peuvent
se payer des vêtements décents. Donc les habitants s'habillent avec ce
qu'ils trouvent sur place principalement des végétaux (voir document ci-contre).
Pourtant la levée le premier janvier 2005 des quotas sur le textile a
penDis aux industriels chinois d'envahir la planète en la submergeant
sous les chaussettes et les t-shirts bon marché. Alors comme dit le proverbe:
« C'est toujours les cordonniers les plus mal chaussés », nous allons
essayer de comprendre pourquoi avec notre envoyé spécial à Dazhai, petite
cité (3,5 millions 4'âmes) endonDie dans le sous-développement, devenue
en quelques mois capitale mondiale du caleçon rayé.
La réponse est dans l'incroyable frugalité du paysan chinois ainsi que
dans son extraordinaire capacité de travail. Mieux que le chameau, qui
doit boire de temps en temps, plus fort que le buffle, qui doit parfois
se reposer, le « coolie*» des temps modernes s'active du petit matin jusque
tard dans la nuit pratiquement sans s'asseoir ni manger.
Il faut dire qu'il est fortement incité à le faire par les différents
organismes de contrôle d'abord et de police ensuite. Il peut aussi méditer
le sort des intellectuels qui depuis trente ans se rééduquent les pieds
dans la boue et les mains sur la tête à cause des coups de bambous révolutionnaires.
Bref, au pays du communisme, le pouvoir n'est plus au bout du fusil mais
dans les couloirs moquettés des buildings abritant les nouveaux « fils
du ciel », cette jeunesse dorée qui range sa carte du parti au milieu
de ses cartes bancaires du monde entier .
Un vieux militant, vétéran de la « Longue marche*» et survivant de cinquante
années de purges et d'autocritiques nous a donné son sentiment à ce sujet
:
" Heureusement tout à une fin, même la réédition des Pensées de Mao,
le Petit Livre Rouge de l'Empereur rouge... de sang, de colère ou de honte
?"
* Coolie: Homme
à tout faire sous l'ancien régime, bourré d'opium grâce aux bons soins
des occidentaux, il ne sent plus ni la faim, ni la fatigue, ni les coups.
Rien à voir avec le coulis de tomates ni même de framboises.
* Longue marche: Exercice mis au point et organisé par le Président Mao,
équivalent du défunt « Paris-Stasbourg » en plus difficile.
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