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Après s'être sauvée
du cimetierre (voir chapitre précédent), Parulie se retrouve sur la route.
« C'est mieux que sur le trottoir ! » pensait-elle. C'était mieux sans
doute mais à peine car elle ne savait plus que faire ni où aller.
Dans l'immédiat, elle savait juste qu'elle devait très rapidement trouver
un endroit discret pour soulager son ventre qu'une tempête abdominale
de force 7 sur l'échelle de Richter* agitait.
Lors de sa fuite à travers les vergers, elle avait mangée beaucoup d'abricots
pas encore murs et une épouvantable diahrée la tenaillait, il lui fallait
évacuer de suite le contenu de ses intestins. Un petit muret de pierres
lui permit de s'accroupir sans risques d'être vue et c'est ce moment que
sa conscience choisit pour se manifester .
Elle avait la forme d'une grosse libellule avec des ailes violettes et
une tête pleine de son * recouverte de cheveux en paille sêche et rêche
avec des yeux (deux) de merlan frit.
La conscience était venue se poser sur le muret mais n'avait pas tarder
à s'éloigner pour préserver l'intimité de la jeune fille mais surtout
à cause de l'odeur.
De toute manière il était difficile pour l'instant de tenir une conversation
tant les flatulences et les gargouillis divers qui émanaient du ventre
rond de Parulie couvraient les autres sons de la nature au réveil.
Quand tout fût fini, Parulie partit plus loin se reposer face au soleil
levant et sa conscience vint se poser près d'elle et lui demande tout
de go :
« Parulie, tu n'as pas honte ? »
« Non, pourquoi ? » répondit la jeune fille qui se sentait bien mieux.
« Tu as enfreint l'un des Dix Commandements de Cécil-B 2000 (alias Dieu),
tu as volé et tu dois faire pénitence! » dixit la libellule.
« Bon d'accord et caisse que je dois faire ? » demanda Parulie.
« Tu dois faire 44 fois le tour du square à cloche-pieds et copier 500
fois :
-Je ne volerais plus les riches -et pour finir tu attraperas 44 mouches
bleues pour mon goûter.
La pseudo-libelulle demandait beaucoup mais Parulie, obéissante et soumise,
se mit immédiatement au travail pendant que sa conscience, elle aussi
soulagée, volait de fleurs en fleurs.
* Richter : Fameux
météorologiste et grand expérimentateur qui le premier eût l'idée d'installer
une grenouille sur une échelle ; le batracien descendant se mettre à l'abri
dés qu'une catastrophe allait se produire.
* Son : Si la
conscience de Paulie a la tête pleine de son ce n'est pas à cause d'un
walk-man (note de Ta Mouille, la revue qui déteste l'ambiguïté). .
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